Agir au sein d’un grand groupe
Portrait de Pierre-Marie Brizou

 

Responsable des achats chez Blédina, Danone

Réalisé par Fournier Soline et Imbertesche Jonas

Temps de lecture estimé 20 min

Pierre-Marie Brizou est un ingénieur agronome aujourd’hui responsable des achats pour Blédina. Très engagé au quotidien sur la question environnementale et fort de ses convictions , il est à son échelle un acteur de la transition au sein du groupe Danone. Nous vous laissons découvrir son portrait…

Une rencontre dans des conditions un peu particulières…

Alors que nous nous étions réunis depuis quelques minutes afin de mettre au point les derniers détails, un 3ème écran apparut sur Zoom. Une tête d’homme, blond aux yeux bleus, casque sur les oreilles, sourire aux lèvres, nous rejoignit. Pas vraiment l’entretien que nous aurions pu imaginer. Et pourtant, nous voilà face à Pierre-Marie Brizou, responsable des achats chez Blédina. Isolé dans une pièce pour que ses 2 enfants ne se joignent pas à l’appel, nous commençons les présentations.

 

“Ça marche. Donc moi c’est Pierre-Marie, j’ai 37 ans, je suis père de deux enfants, je vis à Vienne, en Isère, proche de Lyon. Sinon je suis originaire de Versailles, j’ai fait des études d’ingénieur agronome à Toulouse et ensuite j’ai intégré l’entreprise Danone en 2004 donc ça fait un petit bout de temps.”

Danone ? Un groupe dont on entend beaucoup parler dans un monde où les grands de l’agroalimentaire sont pointés du doigt.  Pourtant, suite à ses années de lycée et de classe préparatoire BCPST à Hoche puis 3 années à l’ENSAT, Pierre-Marie ne s’est pas trop posé de questions. Un stage de fin d’étude chez Danone suite à un bon feeling avec le maître de stage et hop, il est embarqué. 16 ans plus tard, Pierre-Marie Brizou est un cadre écouté et motivé à faire avancer la transition au sein de Danone.

Pierre-Marie Brizou

Responsable des achats chez Blédina, Danone

Originaire de Versailles

Vit aujourd’hui à Vienne

Vit avec sa femme et leurs deux enfants

Travaille chez Danone depuis 16 ans

Responsable des achats pour Blédina 4 ans

Diplômé de l’ENSAT

Spécialisation agromanagement

 Ses missions au quotidien  

Gestion de réunion 

Stratégie de l’amont agricole

Achats logistiques

Une fonction connectée et généraliste axée sur la relation humaine

De Versailles à Danone : un parcours atypique

Né à Versailles, Pierre-Marie est le 3ème d’une fratrie de quatre enfants. Noms composés, mère au foyer, père médecin… Une famille “assez typée” d’après le concerné mais également très “funky” , car ses parents sont d’origine très différentes. Désireux de devenir médecin, il est cependant vite rattrapé par son père qui ne l’y encourage pas. Un médecin passionné, attentif mais aussi trop investi… Pierre-Marie se résigne. Alors quoi faire ? Surfer sur ses facilités pendant le lycée.. Aimer les sciences…  Aller en classe préparatoire BCPST… Continuer à surfer… Puis viennent les concours. C’est gagné ! Admis à Toulouse INP-ENSAT. Après avoir passé 19 ans de sa vie à Versaille, Pierre-Marie peut enfin partir de Paris. Alors c’est parti. Très impliqué dans la vie étudiante, il développe de nombreuses qualités : la camaraderie, la débrouillardise, l’esprit d’entraide… Pour la 3ème année, son goût pour le monde de l’entreprise et la finance ainsi que ses facilités pour la comptabilité et les mathématiques l’amènent naturellement à s’orienter dans la spécialisation agromanagement. Bingo ! Les matières lui plaisent, il s’investit et est aussi très content de la qualité de l’équipe enseignante. Mais voilà, il est temps de trouver un stage de fin d’étude et de se lancer dans la vie active. Alors il postule, par-ci, par-là, au feeling. Et vient cet entretien à Paris, chez Danone : un italien plutôt marrant comme maître de stage et un sujet plutôt intéressant. Il n’en faut pas plus à Pierre-Marie pour accepter. L’objectif du stage : déterminer une méthode de valorisation de la crème qui n’est pas vendu par Danone d’un point de vue qualité mais également rechercher des débouchés. Six mois passent, très riches en apprentissage et également en sorties nocturnes parisiennes. Une sacrée rencontre, cet italien.

« Pour moi le parcours professionnel c’est avant tout des rencontres.« 

Alors s’enchaînent les expériences au sein de Danone. D’abord en qualité dans la division yaourt, puis en supply chain et en tant que manager logistique sur une base à Toulouse. Vient alors une pause d’un an pendant laquelle Pierre-Marie quitte Danone pour rejoindre sa compagne à Grenoble, une ingénieur agro elle aussi. Pendant un an, Pierre-Marie prend du temps pour lui, pour faire du sport. C’est alors qu’une nouvelle aventure démarre : Danone aux Etats-Unis, à côté de Boston. Cette fois-ci, Pierre-Marie passe du côté des achats,  il achète l’emballage pour StonyField, une entreprise de yaourts bio leader aux États-Unis et vendue depuis par Danone.

Une évolution en interne et un retour vers le monde agricole

Nous sommes en 2013 et après deux ans et demi passés de l’autre côté de l’Atlantique, il est l’heure de rentrer en France. Responsable de l’approvisionnement en lait, son poste est plus orienté vers le monde agricole, ce qui le rend extrêmement enrichissant. Pierre-Marie passe alors du côté de Blédina au sein de Danone. Initialement responsable de projet et production de l’usine de Brive-la-Gaillarde, en Corrèze, il devient responsable des achats de la nutrition spécialisée pour Danone début 2018 Cette unité commerciale réalisant 500 millions de chiffre d’affaires regroupe la nutrition infantile et la nutrition médicale. Au sein de son équipe de 13 personnes, il gère les achats locaux. Mais qu’est-ce que cela implique donc ? Gestion des réunions, stratégie de l’amont agricole, achats logistiques… Pierre-Marie décrit sa fonction comme connectée et généraliste, au coeur des relations humaines. Des journées-type ? Il n’y en a pas vraiment. Beaucoup de réunions, trop de réunions… Mais c’est important, important pour aligner la stratégie, les objectifs et les priorités avec son chef et son équipe. En parallèle, Pierre-Marie encadre et anime d’un point de vue managérial son équipe. Ses missions ? Des projets de productivité, des projets d’innovation et également des projets de développement sur la partie de l’amont agricole. Cette dernière est au coeur de ses préoccupations avec un pôle de 5 personnes. Le but ? Définir une stratégie pour replacer l’agriculteur et le monde agricole dans la stratégie de marque de Blédina. Depuis 2 ans, son équipe essaie de redéfinir des partenariats et proposer des innovations. Un exemple ? L’équipe travaille actuellement sur le développement d’une gamme de fruits et légumes frais sous la marque Blédina.

L’objectif est de pouvoir recréer de la valeur auprès du client et du consommateur et changer la manière historique de gestion des filières. Les clients doivent comprendre comment Danone construit ses tarifs de façon à soutenir l’amont agricole. Pour cela, il travaille avec une binôme en marketing avec qui il a réussi à faire de la stratégie de l’amont agricole un enjeu de la marque et du business. C’est même “un sujet au centre de la stratégie de communication et de priorité de la marque”. La partie sur la productivité consiste plutôt à trouver la bonne équation de valeurs des produits en développant différentes solutions comme des reformulations de produits ou des changements de fournisseurs. Pierre-Marie dit également gérer les achats de service en faisant de la dépense intelligente : comprendre comment optimiser les coûts. Faire appliquer des bonnes pratiques de gestion de budget qui n’est pas le sien demande beaucoup d’accompagnement au sein des services où Pierre-Marie intervient. Au final, sa fonction est au coeur des différents services, internes comme externes. Et c’est ça qui lui plaît : une fonction où la relation humaine et “la capacité à connecter et à embarquer les autres fonctions” font beaucoup. 

Une vie personnelle riche et des convictions fortes, socle d’un équilibre de vie

Et en parlant de relation, qu’en est-il de sa vie personnelle ? Marié, papa de deux enfants, Pierre-Marie est un homme investi dans sa vie de famille. Pour tout dire, sa femme est un pilier dans la construction de la personnalité de Pierre-Marie. C’est elle qui l’a “tiré dans cette voie”, une voie sensible à l’environnement et au monde social. Elle-même ingénieur agronome, sa femme a grandi au sein d’une famille avec une mère militante et très engagée dans la cause écologique. Leurs convictions de couple leur ont permis de façonner un mode de vie sain et agréable. Pierre-Marie note tout de même un élément déclencheur fort dans la constitution de leur mode de vie : leur expérience aux Etats-Unis. Là-bas, manger conventionnel, ce n’est pas possible. Alors ils ont commencé à manger seulement bio… En France, ils consomment bio quand cela est possible mais également et surtout local, en achetant aux maraîchers et paysans, en instaurant un dialogue et une relation de confiance avec eux. Aujourd’hui, leur mode de vie est aligné sur leurs convictions. Pierre-Marie se rend au travail en combinant vélo puis train, il n’a pas pris l’avion depuis 2 ans pour le travail et 6 ans dans le cadre de sa vie personnelle. Contraignant certes, mais Pierre-Marie y tient. De même pour les passe-temps : notre responsable achats préfère découvrir sa région, en partant en famille ou en amis à vélo. D’ailleurs, leurs deux enfants, un garçon de 5 ans et une bambine de 20 mois, sont leurs premiers militants. 

Sa vie de famille, Pierre-Marie ne la sacrifiera pas pour son travail. Il ne travaille ni week-end ni le soir en semaine et ne le fera pas. Il n’imposera jamais rien à sa femme : ses choix de carrière, ils les prennent à deux. L’équilibre qu’il a réussi à construire entre sa vie professionnelle et sa vie personnelle, il n’y touchera pas non plus. Ce qui compte, c’est cet équilibre et cette cohérence entre ses actions et ses convictions. 

Faire des choix professionnels pour préserver sa vie personnelle

Après sa famille, Pierre-Marie est resté très proche de ses amis de prépa et d’école. Avec ce cercle de copains, ils partagent pleins de valeurs autours de l’environnement et du développement durable ainsi que des loisirs et des sorties entre familles. Cependant, Pierre-Marie ne souhaite pas s’investir dans de nouvelles rencontres avec des gens diplômés en bac+5, il trouve plutôt de la richesse dans la diversité des liens sociaux. Notamment avec son groupe d’amis instituteurs, avec qui il va jouer au foot en salle chaque semaine. Le foot, ça lui fait du bien. Et encore mieux : la course à pied, en pleine nature. C’est là qu’il pense, qu’il se concentre et qu’il réfléchit le mieux. Mais à côté, Pierre-Marie n’est engagé dans aucune association. Ce n’est pas l’envie qui lui manque mais bien le temps. Il attend encore que ses enfants grandissent un peu puis il réfléchira à s’investir dans une association avec sa femme. Un autre projet qui lui tient à coeur : faire partie d’une liste électorale municipale. D’après Pierre-Marie, les projets sociaux et environnementaux dont la société a besoin doivent être menés de l’intérieur de l’organisation de cette société, c’est depuis cette échelle qu’il pense et qu’il veut avoir un impact.

« Y’a pas de transition si y’a pas de social.« 

Une politique d’entreprise et des valeurs dans lesquelles Pierre-Marie s’identifie

Mais alors justement, vouloir ces changements et être chez Danone, ce n’est pas un peu contradictoire ?

« J’ai l’impression d’être en contact avec beaucoup plus d’associations et de gens qui essaient de faire bouger le système parce que je suis chez Danone. Donc un, on a la force de frappe et deux j’ai des convictions qui peuvent être portées par ce groupe.« 

Et bien oui, Danone, ce n’est pas seulement un grand groupe de l’industrie agroalimentaire. D’après le discours de 1972 d’Antoine Riboud, ancien PDG de Danone, Danone est un double projet économique et social. Ce projet est en quelque sorte sa marque de fabrique et ce côté social très avant-gardiste a vraiment marqué l’entreprise – et continue à la marquer. Loin d’être abandonné, Emmanuel Faber, PDG depuis décembre 2017, a même ajouté à ce projet une nouvelle ambition :  “One Planet One Health” – un appel à tous pour rejoindre la révolution alimentaire et s’alimenter de manière plus saine et durable. En bref, le côté environnemental a pris une position beaucoup plus importante au sein du groupe. Mais lui qui se sentait “un ovni un peu altermondialiste”, très en marge par rapport à ses collègues et sa direction, se sent aujourd’hui plus qu’à sa place

« On est hyper attaqué parce qu’on prend la parole et on est pas hyper niquel sur tout. Mais c’est plus facile de rester planquer en fait.« 

C’est par l’évolution des priorités de l’entreprise et donc la liberté que Pierre-Marie a pu prendre dans le choix d’orientation de ses missions qu’il peut maintenant prétendre avoir un impact sur l’écosystème dans lequel il travaille. Mais le changement est long et souvent encore, l’ingénieur agronome qu’est Pierre-Marie constate un problème de génération : ses collègues plus âgés mais également de son âge ont du mal à intégrer l’environnement dans leur priorité. En tout cas, Pierre-Marie est aujourd’hui reconnu dans son espace de travail comme dans sa vie personnelle pour qui il est en tant que personne, avec ses convictions et ses attentes.

Agir en tant qu’ingénieur pour la transition

Pierre-Marie est convaincu que la diversité est la clé. La diversité de postes occupés par une diversité de profils au sein de diverses entreprises. Et tout cela, dans une ambiance saine où les échanges sont propices. Changer d’équipe et de chef ne doit pas faire peur. En tout cas pour Pierre-Marie, cet aspect est primordial et, loin d’être prisonnier de son entreprise, il partirait si cette solution paraissait être la plus en adéquation avec ses convictions. L’ingénieur agronome peut agir partout où il travaille : grand groupe, petite entreprise ou même association.

« C’est trop facile de dire il y a les grandes entreprises, il y a le système financier, il y a le CAC40, c’est les méchants, et en fait tout le reste du monde alternatif c’est les gentils.  Et bah je pense qu’en gros si on reste dans cette situation il y aura rien qui aura bougé dans les 20 prochaines années.« 

Alors justement, est-ce que ce n’est pas son rôle, en tant qu’ingé agro, d’impulser le changement et de faire avancer la transition ?  Dans la transition, des enjeux, pour Pierre-Marie, il n’y en a pas cinquante. La résilience alimentaire, c’est notamment un sacré challenge. Mais on trouve aussi l’eau et l’énergie. Et toutes ces thématiques sont liées à l’agronomie. Cette relation au monde du vivant et de la terre, c’est l’essence même des ingé agro. Pour Pierre-Marie, c’est notre marque de fabrique et ce qui nous permet de créer du lien avec notre environnement. C’est là que l’ingénieur agronome doit puiser la sensibilité et les convictions pour allier son métier et son rôle dans la transition. En couplant cela avec les capacités de l’ingénieur à analyser, gérer des chiffres dans l’efficacité ainsi qu’à poser des problèmes et en trouver les solutions, l’ingénieur agro dispose de tous les outils.  Alors certes, il y a comme une “espèce de terreau” sur ces thématiques au sein des agros, mais pourtant, des sujets conflictuels peuvent quand même apparaître. Il se rappelle être sujet de taquineries il y a une dizaine d’années de la part d’amis ingénieurs agronomes car il consommait bio. Mais aujourd’hui, ils consomment tous bio. Pourtant la situation se produit à nouveau avec l’intérêt de Pierre-Marie pour les semences paysannes… Pour Pierre-Marie, la formation a un fort impact sur les convictions environnementales mais ce sont avant tout la sphère privée et le contexte professionnel qui vont pouvoir nourrir l’étincelle du désir de transition. 

Pourtant, comme beaucoup, les premières expériences professionnelles de Pierre-Marie n’intégraient pas les dimensions environnementales et sociales pour lesquelles il agit aujourd’hui. La formation d’ingénieur agronome a beaucoup évolué, passant d’enseignements orientés vers le productivisme à, aujourd’hui, l’agroécologie et la protection des ressources. C’est super, c’est important, c’est ce qui fera la différence. Mais il ne faut pas oublier la dimension de l’entreprise et il faut confronter les étudiants à ce monde professionnel. Faire venir des intervenants est primordial selon Pierre-Marie, qui revient lui-même parfois faire des interventions à l’ENSAT. En fait, il faut pouvoir remettre l’élève ingénieur en face de ses contradictions. Un ingénieur, c’est une personne privilégiée, qui ne connaît pas le chômage et qui dispose des compétences pour supporter le niveau de responsabilité attendu de lui. D’ailleurs, Pierre-Marie attend beaucoup plus d’implication sur le changement et d’implication sociale et environnementale de la part des ingénieurs agro. 

Les ingénieurs doivent s’investir, à toutes les échelles. La politique, c’est une possibilité. Une que Pierre-Marie envisage. De la politique, on peut en faire partout : en ONG, en entreprise, en association. Même indirectement, en portant des projets qui ont du sens et qui permettent à long terme, d’avoir un impact et de provoquer une évolution positive.

En fait, l’ingénieur doit aussi et surtout travailler main dans la main avec ses homologues, pour penser plus vite et mieux. Alors Pierre-Marie commence, il réalise notamment des appels avec des agros avec lesquels il échange des idées, des solutions. Ensemble on innove et chacun, sur son territoire, on fait bouger les lignes. C’est dans des réseaux comme les AgroToulousains et UniAgro que Pierre-Marie voit un potentiel fort mais encore malheureusement sous-exploité.

Qu’est-ce que la transition pour Pierre-Marie Brizou ?

Mais cette évolution, cette transition dont on parle depuis le début, c’est quoi en fait ? L’interviewé réfléchit sérieusement… Sa réponse, on vous laisse la découvrir :

« Pour moi, la transition elle doit laisser personne de côté, pour moi elle est avant tout inclusive. Je pense qu’elle est dure, elle est radicale, elle est dure mais elle doit être avant tout heureuse, dans le sens où je crois en fait qu’il y aura transition si on est capable d’embarquer les gens dans des futurs heureux.« 

Alors cette transition, elle prendra du temps, c’est certain. Pourtant du temps, on n’en a pas assez. Mais si elle est trop rapide, on risquerait d’exclure certaines personnes. Alors l’enjeu est là, trouver le bon équilibre entre l’urgence d’agir et la nécessité d’accompagner. Le double volet social-environnemental doit en fait être social avant tout. Et à toutes les échelles. Il est faux de penser qu’on trouvera une solution parfaite qui s’adaptera à tous, il faut penser ensemble, au niveau local, régional, national, européen, mondial… C’est cet aspect de multi-solutions qui permettra de faire émerger des innovations pertinentes et durables. 

Alors pour continuer à faire avancer la transition, en tant que responsable achat de Blédina, Pierre-Marie Brizou s’investit au quotidien par le biais de ses convictions tant dans son travail au sein d’un grand groupe que dans sa vie personnelle. Une chose dont il est sûre ? La place centrale du social dans le monde à construire.

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« C’est là où, en fait, l’enjeu de la transition est : comment on ouvre son cœur.« 

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