Le territoire

Les parties prenantes de la filière (conflits, complémentarités, …)

Quelles sont les parties prenantes de la filière et comment les interactions influent sur le territoire languedocien ?

Conscience écologique

  • Prise de conscience écologique des consommateurs : 

La demande pour des produits respectueux de l’environnement est en forte hausse. De plus en plus de conversion en agriculture biologique dans le domaine viticole, qui changent les pratiques culturales et les paysages Languedocien. 

  • De nombreux labels et certifications

Autres que le bio, ils sont créés afin de promettre aux consommateurs des vins de qualité et des pratiques environnementales vertueuses. Et ils bénéficient d’un soutien des pouvoirs publics. 

Changement sociétaux

  • Les attentes des consommateurs :

Elles évoluent et influent sur la gouvernance de la filière. Des compromis entre attentes sociétales et viabilité économique sont fait. 

  • Le cas de Santé Publique France :

Elles font pression sur l’industrie des alcools, dénonçant leur effet néfaste sur la santé. Cet organisme d’état communique sur le sujet à travers des campagnes publicitaires. A cela s’ajoute l’obligation de mention légales. 

Chaine de distribution

  • Vente directe :

1/3 de la commercialisation est faite en vente directe par les vignerons indépendants. 59% de la production passe cependant par des groupements de producteurs, négociants ou grossistes. Puis le reste correspond à la restauration, les magasins spécialisés et la grande distribution.

  • L’export :

En 2015, 2.8 millions d’hectolitres de vins IGP issus du Languedoc-Roussillon ont été exportés. Cela représente un total 626 millions d’euros.

Influences et soutiens

  • Les négoces :

Ils anticipent et guident le marché du vin, pour répondre aux valeurs environnementales actuelles du marché.

  • Les caves coopératives : 

En réponse à la demande des distributeurs ou par motivation, elles se tournent vers les démarches volontaires. Elles encouragent et accompagnent leurs adhérents dans les démarches.

  • Les vignerons et les syndicats :

Pour contrer la baisse du nombre d’exploitations, les producteurs misent alors sur la qualité de leurs vins, notamment grâce aux nombreuses appellations du Languedoc. Ces producteurs se regroupent au sein d’Organisme de Défense et Gestion (ODG)

Contrôles et aides

  • Facilitation à l’installation : les banques (Crédit Agricole), le conseil général (Plan Régional à lInstallation),

  • Facilitation à la reconversion en agriculture biologique : associations (ex : terres de lien), PAC (350/hectare), maintien en bio 150/hectare, état (crédit dimpôt de 2500€), la région et département

  • Aide à l’embauche : Etat, exonération des charges sociales, conseil régional

  • Aide au développement de l’œnotourisme: la région, chambre dagriculture

  • Aide à l’export : Etat (COFACE Compagnie Française D’assurance Pour Le Commerce Extérieur, BPI France)

  • Le contrôle de la qualité : syndicats, organismes de certification, caves coopératives

 Pour en savoir plus sur le sujet, n’hésitez pas à consulter la note de synthèse dans son intégralité :

Les politiques territoriales relatives aux filières viti-vinicoles

En quoi les politiques territoriales en Occitanie interagissent-elles avec la filière viti-vinicole de qualité ? 

Organisation du marché viticole

  • Le marché du vin : 

Il se décompose en 7 grandes catégories d’acteurs selon Jean-Marc Touzard. Les organisations non agricoles renforcent les dispositifs territoriaux. 

  • Les organisations régionales : 

Elles ont une importance grandissante dans la gestion de ce marché avec pour mots d’ordre « coordination et organisation ». Mais toujours l’existence de « l’architecture institutionnelle ».

  • A l’échelle européenne : 

Dans le cadre de l’organisation commune de marché, on observe la mise en oeuvre des programmes nationaux d’appui à la filière. Et importance de la liste des pratiques admises par l’UE.

Etat des lieux des politiques et des réglementations

  • Les aides financières :

Des aides européennes issues de la Politique Agricole Commune, de type couplées ou découplées. Mais aussi l’aide Jeune Agriculteur. Des aides nationales soutenu par FranceAgriMer pour l’achat de matériels phytosanitaire. Et des aides régional avec le plan de relance. 

  • Les autres types d’aide :

Un soutien de l’innovation, de la formation et du conseil par le gouvernement qui veut favoriser une gourvernance claire et organisée. Ainsi que la reconnaissance des labels AB et HVE. 

  • Aide à la décision dans les coopératives vinicoles :

Prise en charge de 50% du montant HT de l’audit pour favoriser la compétitivité au niveau international de la filière. 

  • Banque d’informations et de conseils sur FranceAgriMer 
  • Dispositif club des marques – Inter Oc :

Partenariat avec les entreprises adhérentes pour valoriser le label IGP Pays d’Oc. 

  • Focus sur la promotion/communication avec l’exemple « Sud de France » 

Les problématiques autour de la filière viticole

  • Certifications et la filière qualité/SIQO :

De nouvelles exigences de durabilité des systèmes de production enclenche une dynamique d’amélioration conjointe de l’ensemble des performances qui mesurent leur satisfaction. 

  • Les dispositifs existants sont-ils suffisants ?

La filière souffre des nouvelles exigences environnementales et de l’image négative des boissons alcoolisées. Les pouvoirs publics dépensent moins et l’export apparait alors comme un levier stratégique. 

  • Les demandes du syndicat et l’interprofession :

De nombreuses difficultés déjà présentes et accentuées par la crise du Covid-19. On observe alors des demandes d’exonération de cotisation, une meilleure promotion du vin « Made in France » et une assurances contre les aléas climatiques récurrents. 

  • Les enjeux de la gouvernance territoriale agricole et de la protection des vignobles :

Une diminution de la superficie des vignobles, des enjeux de préservation de la viticulture au niveau des amménagements du territoire. 

Les leviers possibles :

Levier n°1 : Intensifier les outils de la conquête

Levier n°2 : Répondre aux demandes sociétale et agro-écologique

Levier n°3 : Renforcer le potentiel humain et soutenir la modernisation des entreprises

Levier n°4 : Améliorer le potentiel du vignoble français en qualité et quantité

Levier n°5 : Consolider la gouvernance de la filière et le pilotage économique

Levier n°6 : Reconnaitre officiellement les démarches de qualité

Pour en savoir plus sur le sujet, n’hésitez pas à consulter la note de synthèse dans son intégralité :

Pour en découvrir plus sur le contexte de l’étude